La pharmacopée française recense plusieurs centaines de plantes médicinales, dont une partie peut être vendue hors des officines. Naturel n'y signifie ni inoffensif ni sans interaction.
La camomille et la mélisse pour les troubles digestifs et l'endormissement, la valériane sur le sommeil, l'harpagophytum sur les douleurs articulaires, le millepertuis sur les états dépressifs légers, le ginkgo sur la circulation cérébrale.
Le millepertuis est l'exemple le plus documenté : il accélère le métabolisme de nombreux médicaments et réduit l'efficacité des contraceptifs oraux, des anticoagulants et de plusieurs traitements majeurs. Le pamplemousse, à l'inverse, en augmente la concentration.
Grossesse, allaitement, jeunes enfants, traitements en cours et pathologies chroniques appellent un avis médical ou pharmaceutique avant tout usage. Certaines plantes sont hépatotoxiques à dose élevée ou en usage prolongé.
Les plantes de la pharmacopée hors liste libérée sont réservées aux pharmacies. Les compléments alimentaires à base de plantes relèvent d'un régime distinct, avec des contrôles de composition moins stricts que ceux du médicament.